Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle
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Mme Latifa Akharbach, présidente de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle « Développer l’amazighe dans l’espace médiatique, c’est renforcer la singularité et la valeur du récit national » Colloque international « Culture et patrimoine amazighes » – Académie du Royaume du Maroc, 28-29 octobre 2026

29 oct 2026

Mme Latifa Akharbach, présidente de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle, a plaidé pour l’inscription du développement des contenus en langue amazighe et portant sur la culture amazighe dans une stratégie globale de consolidation des industries culturelles et médiatiques nationales, lors du colloque international organisé par l’Académie du Royaume du Maroc et consacré aux enjeux de consolidation et de diffusion de la langue et de la culture amazighes.

Pour la présidente de la HACA, l’amazighe ne doit pas être pensé comme un secteur médiatique et culturel séparé, mais comme une composante à part entière de la création nationale. Son développement suppose la structuration des filières de production, l’émergence des talents, la professionnalisation des métiers, le soutien à l’innovation et la valorisation des œuvres. Il s’agit ainsi de construire une véritable capacité nationale de production de contenus dans toutes les langues et expressions culturelles du Maroc.

Mme Akharbach a insisté sur le fait que cette diversité constitue un atout dans un espace médiatique mondialisé et numérisé, marqué à la fois par l’abondance et la standardisation des contenus. L’ancrage local, l’authenticité des récits, la singularité culturelle et l’originalité des expressions sont aujourd’hui de véritables facteurs de différenciation et de valeur. « Un pays qui produit dans toute la richesse de ses langues n’est pas un pays qui se disperse ; c’est un pays qui affirme sa singularité, enrichit son récit et renforce sa présence dans l’espace médiatique global », a-t-elle affirmé.

Cette approche permet également d’éviter l’assignation de l’amazighe à un registre exclusivement patrimonial. Toutes les langues nationales, a souligné Mme Akharbach, doivent pouvoir être à la fois langues de mémoire et langues d’avenir, langues d’héritage mais aussi de création, de savoir, d’innovation et de projection dans le monde.

Ce colloque international, organisé dans le cadre du cycle « Culture et patrimoine amazighes » de l’Académie du Royaume du Maroc, est coordonné par M. Driss Khrouz. Les différents panels d’experts ont porté sur l’approche anthropologique de la diversité culturelle et linguistique du Maroc, la langue, la littérature et les expressions artistiques amazighes, ainsi que sur les enjeux de diffusion de la culture amazighe sur les supports numériques et par l’intelligence artificielle.


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